Vérifier un numéro d’entreprise
Mis à jour : août 2026
Les deux derniers chiffres d’un numéro d’entreprise sont là pour surveiller les huit autres. Une inversion de chiffres se trahit donc toute seule, sans qu’aucun registre ait à être interrogé. Le formulaire ci-dessous refait ce calcul chez vous ; le reste de la page dit à quoi ces dix chiffres servent.
Un seul numéro, trois casquettes
Contrairement à ce qui se pratique dans la plupart des pays, vous n’avez pas ici trois numéros différents à ne pas confondre, mais un seul qui fait trois choses à la fois. C’est la bonne nouvelle. La moins bonne : c’est précisément pour cela qu’on croit souvent en avoir plusieurs.
| Nom | Forme | Ce qu’il désigne |
|---|---|---|
| Numéro d’entreprise (numéro BCE) | 10 chiffres, commence par 0 ou 1 | L’entreprise, dans la Banque-Carrefour des Entreprises. Il ne change pas quand vous déménagez ou changez d’activité. |
| Numéro de TVA | BE + les mêmes 10 chiffres | La même entreprise, comme assujettie à la TVA. Rien n’est recalculé : le numéro de TVA est le numéro d’entreprise précédé de BE. |
| Adresse Peppol (schéma 0208) | 0208: + les mêmes 10 chiffres | La même entreprise, comme destinataire sur le réseau Peppol. |
Le numéro d’unité d’établissement, lui, est bien un autre numéro : il désigne un établissement plutôt que l’entreprise, commence par un chiffre de 2 à 8 et n’a rien à faire sur une facture.
Essayez : saisissez dix chiffres, avec ou sans points, avec ou sans BE devant. C’est ainsi qu’un document belge les imprime, et les refuser serait de la pédanterie plutôt que de la rigueur.
Vérifier un numéro d’entreprise
Longueur et clé de contrôle sont recalculées ici même, par cette page : ce que vous tapez ne part nulle part.
La règle de calcul
Les deux derniers chiffres d’un numéro d’entreprise ne font pas partie de la numérotation : c’est une clé de contrôle. Elle se calcule ainsi :
clé = 97 − (les huit premiers chiffres modulo 97)
Avec une singularité : si cette division tombe juste, la clé vaut 97 et non 00. Elle court donc de 1 à 97, et un numéro d’entreprise ne se termine jamais par 00.
Comme les huit premiers chiffres ne dépassent pas 99 999 999, il s’agit d’arithmétique ordinaire : aucun repliement chiffre à chiffre n’est nécessaire, contrairement à un IBAN. Les numéros commençant par 1 forment la série récente – la BCE a commencé à l’attribuer lorsque la série en 0 a approché de son épuisement. Un vérificateur qui n’accepterait que 0 refuserait toute entreprise enregistrée depuis lors.
Ce que l’arithmétique ne dira jamais : si ces dix chiffres ont été attribués à quelqu’un, à qui, et si cette entreprise existe encore. Seule la Banque-Carrefour des Entreprises le sait, et il faut aller le lui demander. Le formulaire ci-dessus ne demande rien à personne — il compte.
Pourquoi cela compte pour vos factures
Sur le réseau Peppol, ces dix chiffres sont une adresse. Depuis le 1er janvier 2026 les factures entre entreprises belges y voyagent de point d’accès à point d’accès, et c’est le numéro qui désigne le destinataire — jamais la raison sociale. Se tromper d’un chiffre n’est donc plus une coquille : c’est écrire à une boîte aux lettres qui n’existe pas.
- Sur ce que vous envoyez : le numéro qui vous identifie voyage avec la facture. Mal recopié, il attribue votre travail à une autre société — ou à aucune.
- Sur ce que vous recevez : c’est sur ce numéro que votre comptabilité raccroche une facture à son émetteur. Deux chiffres permutés, et le rapprochement rate sans rien signaler.
- Dans votre fichier clients : une donnée encodée une fois sert pendant des années. Le moment de la contrôler, c’est maintenant, pas au premier retour d’erreur.
L’outil s’en charge d’ailleurs tout seul : une facture posée sur la page d’accueil voit le numéro de son émetteur contrôlé avec le reste. Et pour savoir si l’entreprise est réellement atteignable, la page consacrée à Peppol interroge l’annuaire du réseau.
Questions fréquentes
Les lettres BE, et rien d’autre. Le numéro de TVA est votre numéro d’entreprise précédé du code pays BE. Aucun autre chiffre n’est utilisé et rien n’est recalculé. Qui voit les deux côte à côte et y lit deux numéros différents les a en réalité notés correctement tous les deux.
Regardez d’abord la longueur. Neuf chiffres ou onze, et c’est un caractère avalé ou doublé quelque part entre la source et le presse-papiers. Dix chiffres mais un premier chiffre compris entre 2 et 8, et vous tenez un numéro d’unité d’établissement, qui désigne un site et non la société. Dix chiffres commençant bien par 0 ou 1, enfin, et le refus vient de l’arithmétique elle-même : quelque part dans les huit premiers, un chiffre a bougé.
Non. Tout ce qu’établit ce calcul, c’est que les dix chiffres sont cohérents entre eux. Savoir s’il a été attribué, à qui, et si cette entreprise est encore active relève de la Banque-Carrefour des Entreprises. Cette page ne l’interroge pas : votre saisie ne quitte pas votre navigateur.
Sur toute facture reçue de sa part, dans les mentions légales de son site, et dans les données publiques de la Banque-Carrefour des Entreprises. Dans le doute, demandez-le simplement : c’est une donnée publique, et le noter correctement une fois coûte moins de temps que d’élucider un rejet après coup.